Quelques fermes remarquables

 

1. « La rouge »

La ferme de « la Rouge » fut d’abord une hostellerie le long de la chaussée de Valenciennes, édifiée par Martin Lhermitte au début du 16e siècle.

La première représentation que nous avons est celle qui figure dans les « Albums de Croÿ »

 

Les bâtiments actuels remontent au moins au 18e, ainsi que l’atteste l’inscription « 1789 » (ancres sur la façade).

Le corps de logis, en T, est flanqués d’appentis, de part en d’autre de l’aile perpendiculaire.

2. La ferme de Bétissart

Le nom de Bétissart apparaît en 1161. Nous avons consacré un article sur cette seigneurie dans notre Bulletin de liaison n° 6 (1994).

 

Aujourd’hui, la ferme se présente comme un ensemble de bâtiments en briques du début du XVIIe siècle.

 

 

 

La façade de la cour, millésimée 1704 par des ancres est de style tournaisien simplifié.

L’entrée est dominée par une haute porte charretière à encadrement de pierres surmonté d’une chaîne. A la clé, un écu porte la date 1720.

3. La ferme de la Grande Rosière

La première mention connue de la Rosière (ancien français ros : roseau) apparaît dans un acte non daté du pape Alexandre III (12e siècle).

La seigneurie de la Rosière appartenait à l’abbaye de Cambron. Elle comprenait 3 fermes dans ses limites, dont celle de la Grande Rosière.

Le porche monumental surmonté du colombier remonte au début du 18e siècle, comme la plupart des bâtiments, situés autour d’une cour fermée.

4. La « petite Rosière »

                   La « petite Rosière » fut également une dépendance de l’abbaye de Cambron. Il s’agit d’une ferme en quadrilatère construite au milieu du 18e siècle (ancres de 1755).

 

5. La ferme des « Goulouffes »

Isolée dans les champs, à la sortie d’Autreppe, la ferme Bricoult, dite « des Goulouffes » s’ordonne autour d’une cour carrée. Reconstruite en style néo-classique en 1843, elle se compose de quatre corps de bâtiments :

-   le logis avec un fournil

-   la grange

- deux ailes abritant un fenil

 

Daniel Leclercq