La crypte des comtes de Rouillé

 

La crypte érigée pour la sépulture de la famille des comtes de Rouillé constitue un témoignage important d'Ormeignies d'autrefois couvrant la période de la seconde moitié du XVIIIème siècle jusqu'au début du XX, siècle. Au cœur de cette épopée familiale se situe Angélique Pollart d'Hérimez (1756-1840) devenue Angélique de Rouillé de par son mariage avec Louis, un officier français de dix-sept ans son aîné qui préféra trop souvent vivre seul (!) à Paris mais ne négligeant pas pour autant les finances de la châtelaine d'Ormeignies... Louis de Rouillé fut inhumé au "Père Lachaise " mais sa sépulture a disparu...

Précisions encore que feu Armand Louant, conservateur aux archives de l’Etat consacra un livre à celle qui était connue comme une importante épistolière en Hainaut.

Cette crypte, nous se situe au pied de l'église Saint-Ursmer. Envahie par la végétation et recouverte plus particulièrement de cotonéasters, elle est, disons, devinable... puisque l'emplacement est délimité par une grille et est surplombé d’un monument quadrilatéral sommé d'une croix en fer forgé.

Cette construction est relativement vaste puisqu’elle peut contenir quelque vingt-six caveaux dont seize sont occupés.

Le premier l'a été par la dépouille de la mère d’Angélique née Antoinette de Pestre et décédée en 1809. Outre Angélique de Rouillé, nous citerons encore son fils Edouard (1786-1865) lequel fut député aux Etats du Hainaut avant de devenir député au Congrès national en 1837. Il fut aussi sénateur et le premier bourgmestre d’Ath avant d'être fait comte par Léopold II, par arrêté royal du 15 juillet 1857.

Bien que située à l'extérieur l'église (construite en 1778), on peut émettre l'hypothèse qu'un accès ait eu lieu en son temps entre la crypte et la " tribune des comtes " devenue aujourd'hui un lieu de remise des accessoires de processions.

C’est en septembre 1938 qu’eut lieu la dernière translation avec la dépouille du dernier comte de Rouillé, le fils d’Adhémar et se prénommant Edouard comme son grand-père. Il fallut attendre septembre 1991 avant que le public puisse encore avoir accès à la crypte et ce, dans le cadre de l’exposition organisée par l’a.s.b.l. les Amis d'Angélique de Rouillé, une initiative qui recueillit le plein succès.

Willy PETTIAUX

Le Courrier de l’Escaut, 6/9/1996

 

 

L’intérieur de la crypte

L’édifice est en briques. Il comporte 26 caveaux disposés sur deux rangées superposées. A gauche (côté église), les deux derniers caveaux sont disposés en long, pour épouser la courbe du chœur. Tous les autres sont placés transversalement.

 

Partie gauche (Eglise)

Partie droite (Rue de l'Epinette)

 

 

Aldegonde

Van Seckbroeck (1792-1870)

 

 

Edouard

De Rouillé (1786-1865)

 

Antoine

de Rouillé (1896-1900)

Edouard

de Rouillé

(1865-1938)

Adhémar

de Rouillé

(1821-1895)

Aglaé

de Rouillé

(1820-1899)

Louise Osy de Zeewaart (1837-1913)

 

 

 

 

 

 

 

Antoinette

de Pestre

(1791-1809)

Comte d’Hanin de Moerbeke (1805-1869)

Angélique Pollart d’Hérimez

(1756-1840)

Hortense

de Rouillé

(1806-1889)

Auguste

de Rouillé

(1771-1822)

 

Aglaé

de Rouillé

(1781-1856)

 

Auguste

De Rouillé

(1781-1841)

 

Justine

de Rouillé

(1788-1862)

 

Eugénie

de Rouillé

(1784-1855)

 

Images de la crypte (lors de sa dernière ouverture - Septembre 1991)

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Vues générales

La tombe d'Angélique de Rouillé

Niche vide